MODEL 2022… 13/ 15 mai 2022… et droits de la presse au Maroc

Appel à rassemblement sur le parvis de l’Hôtel de ville de Paris

Samedi 14 mai 2022 à 14h00

Les 13, 14 et 15 mai 2022 se déroule le salon Maghreb-Orient des livres qui est une occasion pour plus de 130 auteur.e.s de présenter leurs livres. Consultez le programme ci-dessous:

https://coupdesoleilsud.fr/wp-content/uploads/2022/05/programme-MODEL22_20pages_VF.pdf

L’historien et militant des droits de l’Homme franco-marocain, Maâti Monjib, qui a déjà participé à ce salon à plusieurs reprises les années passées, n’a pas pu tenir une table ronde cette année car il est interdit de quitter le territoire marocain.

Il a déjà été interdit de quitter le territoire marocain le 13 octobre 2021 alors qu’il s’apprêtait à prendre l’avion pour se rendre à l’université de Tours, en France, ayant répondu favorablement à l’invitation du laboratoire de recherches CNRS UMR 7324 CITERES / Équipe EMAM. Privé de toute ressource par le pouvoir marocain, traqué, il est dans une situation étouffante, une prison à ciel ouvert.

La pression et l’acharnement que subit le professeur Maâti Monjib s’inscrit dans une vague de répression qui frappe depuis 2011 des centaines de militants, activistes, intellectuels et journalistes critiques à l’égard du pouvoir marocain.

En 2017, ce sont plus de 500 manifestants du Hirak du RIF (mouvement de protestation pacifique d’une ampleur inédite) qui ont été condamnés à de lourdes peines allant jusqu’à 20 ans de prison ferme pour certains leaders.

Depuis, la vague de répression se poursuit et s’amplifie de jour en jour à l’égard de mouvements populaires et pacifiques ou de personnes exprimant leurs opinions sur la chose publique.

L’été dernier, le pouvoir marocain a condamné à de lourdes peines deux journalistes, Omar Radi à 6 ans de prison ferme et Soulaiman Raissouni à 5 ans de prison ferme. Les procès d’opinion deviennent des procès de droit commun montés de toute pièce aux motifs sexuels ou financiers, parfois sans que l’accusé puisse y participer ou organiser sa défense.

Récemment, deux autres condamnations viennent noircir le tableau de la liberté d’expression au Maroc. Saida El Alami, jeune bloggeuse arrêtée le 23 mars 2022 a été condamnée le 29 avril à 2 ans de prison ferme et 5000 DH (environ 500€) d’amende pour « outrage envers un corps constitué, outrage envers des fonctionnaires publics, atteinte à la justice et diffusion de fausses allégations). Elle a déclaré le jour du verdict, entamer une grève de la faim pour réclamer sa libération et son droit à un procès équitable.

La deuxième condamnation du 25 avril 2022 à 4 ans de prison ferme et 2000 DH (environ 200€) d’amende vient de frapper le jeune militant du Hirak du Rif Rabie AL ABLAQ pour « manquement public au respect dû à la personne du roi par voie électronique ». Actuellement en liberté provisoire, il avait déjà été condamné en 2017 à 5 ans de prison ferme « pour diffusion de fausses nouvelles et usurpation du titre de journaliste » puis libéré en 2020 par grâce royale. Il menace de se suicider par le feu.

Dans la mesure où le Maroc persiste à enfreindre ses engagements internationaux, et sa propre Constitution, et où il bénéficie de la complaisance de nombreux pays, on peut craindre qu’il trouve là la force de poursuivre cette politique de répression massive, signe évident d’une régression dans les droits humains et les libertés.

Nous, militants et associations demandons la libération de tous les prisonniers politiques et d’opinion au Maroc, une justice indépendante permettant des procès équitables, le respect de la Constitution marocaine et des engagements internationaux.

Organisations signataires :

–          Comité France de soutien aux prisonniers politiques et d’opinion au Maroc

–          Association des Travailleurs Maghrébins de France (ATMF)

–          Association des Marocains en France (AMF)

–          Association de Défense des Droits de l’Homme au Maroc (ASDHOM)

–          Institut Mehdi Ben Barka – Mémoire Vivante

–          Justice et Liberté au Maroc

–          Parti de l’Avant Garde Démocratique et Socialiste (PADS) Fédération d’Europe

–          FMVJ-F : Le Forum Marocain pour la Vérité et Justice –France

–          PSU-F : Le Parti Socialiste – Unifie – France

–          Association marocaine des droits humains (AMDH) Paris-IDF

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