Toulouse: La CAVE PO fête l’Algérie… qui y va?

A La CAVE PO

ALGERIE MON AMOUR

 

Lundi 7 février · 21 h · Prix libre · Foyer
IMPRÉVU DU LUNDI
Deux regards sur la poésie et l’Algérie…

Claude Ber d’abord pour son texte Je ne sais l’Algérie que d’oreille. Une histoire où « du miel coulait avec du sang ». C’était compliqué pour l’enfant. Il y avait ceux d’ici et ceux qui venaient de là-bas, dont les uns étaient algériens, les autres français, il y avait les Fellaghas, les Pieds-noirs, les Harkis, des noms que j’entendais comme ceux des tribus indiennes de bande dessinées au milieu d’autres hurons, iroquois, cheyennes ou apaches.

Fatih Nour Naceur ensuite pour une conférence concert sur un genre poétique algérien typiquement féminin : les maddahât. Ces ensembles vocaux féminins animent les mariages, baptêmes et veillées religieuses dans le nord ouest alégrien (Oran). Elles se produisent devant un auditoire exclusivement féminin. Les thèmes peuvent être mystiques, panégyriques, portés par une poésie complexe ou bien, plus festifs, destinés à la danse avec des rimes abordant le quotidien et la vie intime des femmes.

Mardi 8 février · 19 h 30 · 6 € · Foyer
RUGISSANTE
Sous le burnous · d’Hector France
> Lecture par Kenza El Bakkali & Lilas Pigois (violoncelle)

Hector France n’est pas un écrivain pour lecteurs et lectrices délicat·es. Officier en Algérie durant les années 1860, il écritSous le burnous à partir de ses souvenirs de jeunesse… Seize fictions s’enchainent pour former les mille et un jours du cauchemar colonial. Armé d’un style affûté et d’un humour grinçant, loin de se complaire dans des bizarreries exotiques nimbées des vapeurs du kif, il écorche vif l’orientalisme flamboyant : délires de soldats traumatisés, bassesses révulsantes de misérables poussés à la dernière extrémité, ignominies des puissant·es – le cynisme et l’oppression envahissent la scène jusqu’à basculer parfois dans l’horreur pure. La gifle remue aujourd’hui avec d’autant plus d’efficacité que Sous le burnous, paru en 1886, constitue comme une épouvantable préface à l’autre guerre d’Algérie – en réalité la même, sans doute – dont les plaies profondes n’ont pas fini de suppurer.

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Mardi 8 février · 21 h · Prix libre · Foyer
Trab tour
> Musique chaâbi – Raï jam

Une jam pour se plonger aux sources des musiques populaires algériennes…
Une jam comme une balade à la découverte des musiques du maghreb, du diwane au maalouf en passant par le raï et le chaâbi.
Voici le pari du #TRABTOUR.
Chaque fois, le #TRABTOUR accueillera un «cheikh» pour mettre à l’honneur sa «senâa» (sa discipline musicale), partager avec lui son savoir et assurer une scène ouverte des plus festives et dépaysantes.

Nous annonçons les spectacles, mais c’est vos notes et images sur ce que vous avez vu, entendu qui nous importe: alors merci de répondre…

 

 

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